« Machine dans Tête » de Mathias Richard

Je viens de finir de lire « Machine dans tête » de Mathias Richard. Un récit bien habité, parsemé d’envolées métaphysiques bien senties et gonflé à bloc d’une pure énergie. J’ai pris un tel plaisir à le lire que j’ai eu envie de partager cette lecture avec vous.

Le récit commence sur un jeune écrivain qui décide de s’isoler dans une maison de banlieue mais, très vite, la décision de s’isoler bascule et c’est l’appel du large, des grandes errances, des grandes alcoolémies, des rencontres fortuites et des fortes amitiés éphémères…  On pense bien sûr à Kerouac, celui de « sur la route, il y aura des visions« , mais un Kerouac du XXIème siècle, bien en prise avec son temps, bien connecté aux problématiques présentes, un Kerouac qui arriverait après 60 ans d’écroulement généralisé. Comme le dit Maurice Dantec « Nous ne vivrons pas d’utopie collective nous arrivons trop tard, le grand marché est déjà là. Nous devons élaborer des stratégies de survie et de contamination, par la création…« . Tout cela, Mathias Richard l’a bien compris (on peut aussi se plonger dans son « Manifeste Mutantiste »). Il y a la solitude, le désespoir profond d’ouvrir l’œil sur un monde hostile, mais un désespoir loin de tous ces discours vides qu’on nous vend à la pelle aujourd’hui (ce que Mathias Richard appelle lui-même « le nihilisme faible »), son personnage principal a une méchante faim de vivre, de rencontrer, de partager, bref, de refuser d’être un tas de cendres qu’on élève pour nourrir un autre tas de cendres… En pensant à la construction de ce récit, j’ai vu une espèce de coït, un coït se terminant sur une méchante éjaculation psychique, une succession frénétique de pensées, de contradictions, de prises de conscience, de chaos métaphysique, qui explosent littéralement sur les dernières pages. Une sorte de coït avec la grande énergie de toujours, celle du questionnement de vivre, celle de comment je peux gérer tout ce que je me prends dans la gueule et continuer à être là, bien présent, bien ouvert, bien vivant… On pourrait dire un coït avec l’amour de la liberté… avec le grand souffle…

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement de le lire 😉

Le site de l’éditeur où vous pouvez commander le livre :

http://www.vermifed.com/?page_id=1075

Pour les Marseillais, vous pouvez le trouver à la librairie Histoire de l’œil :

http://www.histoiredeloeil.com/content.php?article_identity=contact

Le Manifeste Mutantiste :

http://www.camerasanimales.com/livre07.html

J’en profite pour vous signaler que Mathias Richard fera une perf’-lecture ce samedi 20 avril à Asile 404, Marseille :

http://mutantisme.blogspot.com/

Plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture…

Fabrice JAHK

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